CT LYON
Le Cyclotouriste
19. rue du Bœuf
69005 LYON
Tél. : 04 78 42 44 08
Fax. : 04 72 56 01 88
mail :ctlyon@free.fr
Le C.T.Lyon crée en 1925. compte parmi les plus anciens clubs français, et jouit d'une notoriété qui dépasse largement la région Rhône-Alpes.
Il est riche actuellement de 200 membres et propose de multiples activités.
Club affilié :
- FFCT
- FFC
- UFOLEP
Vélos de route :
- Cyclotouriste (balade, randonnée)
- Cyclosport
VTT :
- Randonnée
- Trial
Ecole Cyclotouriste :
- Route et VTT
Cyclotouristes, randonneurs :
- Participation aux Randonnées, Rallyes et Brevets Régionaux et Nationaux.
- Sorties hebdomadaires toute l'année.
Cyclosport :
- Sorties d'entraînement tous les week-ends.
- Participation à différentes « Cyclosportives »
Ecole Cyclo :
Activités internes :
- Sortie annuelle de ski.
- Journée annuelle du Club.
- Week-end annuel du Club.
-Semaine VTT.
- Week-end montagne.(route,VTT).
- Journée ou soirée à thème.
- Sorties pédestres.
- Challenge inter-sociétaires.
Manifestations organisées par le Club :
- Randonnées d'hiver.
- Lyon Mont-Blanc.
- Rallye Clairette.
- SCOTT 1000 BOSSES.
- Randonnée pédestre Sainte Catherine.
- Sainté Lyon.
Randonnées permanentes :
- Lozanne - Lausanne.
- Thurins - Turin.
- Valence - Valencia (Espagne)
- Vienne - Vienne ( Autriche)
- Circuit Cyclotouristique du Rhône.
Confrérie :
- Compagnons des randonnées permanentes.
Nous trouver
Depuis le 03-03-2009 :
47771 visiteurs
Depuis le début du mois :
1313 visiteurs
Billets :
30 billets
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La préparation est maintenant terminée. Je vais vous raconter le Gymnase des Droits de l’Homme, les ultimes heures, puis le départ.
Samedi, veille de départ. A l’approche de Guyancourt, notre attention augmente. Arrivés dans Guyancourt, toutes les avenues se ressemblent. Michel, Dominique et moi faisons appellent à notre mémoire pour trouver les ronds-points des saules et des sangliers. Sur les trottoirs, quelques cyclos roulent avec un équipement laissant imaginer qu’ils participent à Paris-Brest-Paris. Sur les ponts qui enjambent les avenues, des cyclos passent aussi. Bientôt, Michel voit un petit panneau « PBP » indiquant la direction du rond point des sangliers, puis en prenant à gauche celui des Saules, avec sur la droite le gymnase des Droits de l’Homme. En passant devant, je me dis que le parvis, des tentes de chaque côté et une grandes bâches plastiques sur laquelle est inscrit Paris-Brest-Paris en gros, est tel qu’en 2007. Après avoir garé la voiture à proximité, il est 11h30, nous décidons d’aller humer l’ambiance autour du gymnase. Nous empruntons La trémie pour accéder au gymnase en passant sous la route. Nous y croisons Christophe Bocquet et Joël Gabory, avec lequel nous échangeons quelques mots, puis Marc Védrinelle. Ce dernier me reconnait, et la conversation est cordiale. Puis nous avançons vers le portail, permettant l’accès au stade. Là, surprise, elle est fermée. Un bénévole nous apprend que le stade est réservé pour la vérification des vélos, que l’accès est de l’autre côté, et qu’il n’est pas possible de rentrer en dehors de l’ heure prévue pour la vérification du vélo. La mienne est à 16h30. Des participants, ayant déjà récupéré leurs documents, et fait vérifier leur machine, sortent par ce portail. Déçus, nous prenons en direction du parvis sur lequel les tentes ont été installées.
Sous les arbres, des cyclos, leur vélo à leur côté, sont assis sur les pelouses. L’étrange est qu’ils sont équipés comme si le départ était immédiat. Leurs vélos sont équipés de sacoches, bandes réfléchissantes, 2 lampes rouges à l’arrière, 2 lampes puissantes à l’avant, voire des sonnettes. Eux ont déjà le baudrier pour la nuit, une lumière sur le casque, et un petit sac à dos. Le paradoxe vient souvent des cadres et accessoires prestigieux typés course, et tout cette attirail cyclotouriste. Il est vrai que les asiatiques sont tous équipés du modèle le plus cher de Pinarello, Colanago, Trek, ou Specialized. Ce sont des taïwanais. Mon regard est attiré par l’un d’eux ; il porte une tenue cycliste très chic et une superbe barbe blanche impeccablement taillée. Il semble fier comme Artaban. Nous entendons plus loin des cris guerriers asiatiques. Plusieurs sont entrain de se prendre en groupe en photo sous la bâche « Paris-Brest-Paris ». Ce folklore très sympathique fait partie intégrante de l’épreuve. De nombreux groupes se prendront en photo sous cette bâche toute la journée. Trois vélos, avec de petites roues, (24’’?), attirent notre attention. Ce sont des « tout suspendus », avec cadre acier, fourche à quadrilatère déformable, et suspension arrière similaire à l’Ibis Szazbo, VTT des années 90. On ne voit ce type de vélo que sur Paris-Brest-Paris.
Voyant qu’il n’est pas possible de pénétrer sur le stade, nous allons manger au « Courtepaille ». Là, évidemment, de nombreuses tables sont déjà occupées par des cyclistes. Il est facile de les reconnaître : les français en habit de ville sont reconnaissables aux jambes rasées et au sujet de conversation, les étrangers, c’est encore plus facile, ils sont en tenue cycliste. Alors, que nous quittons le restaurant, Dominique est interpellé par Michel Morin, rencontré sur le Raid Provence Extrême. Il a une préparation minimale, mais il est motivé. Nous le laissons pour effectuer quelques dernières courses, piles et garde-boue.
Nous sommes de retour vers 15h00. Le vélo est équipé avec les accessoires obligatoires, éclairage avant et arrière, j’ai le gilet réfléchissant dans les mains, et le récépissé d’inscription dans les mains. Nous nous asseyons sur la pelouse en attendant notre tour. Je regarde passer les participants avec leur monture qui se rendent au contrôle. Aussi bien, parmi les cyclistes que les vélos, on trouve tous les profils. Parmi les participants, les âges vont de 35 à 60 ans, certains ont un certain embonpoint. Chaque nationalité est reconnaissable. Les français ont des maillots de club ; les italiens, très nombreux, ont un maillot national italien, il est d’ailleurs superbe. Souvent, les étrangers portent un maillot national, sur lequel, le nom du Pays est inscrit, Grèce, Allemagne,… Sauf pour les espagnols qui ont aussi des maillots de club, et les américains, avec principalement deux maillots, Davis Bike et Seattle Randonneur. Les vélos sont parfois du dernier cri, mais nous voyons aussi passer des vélos un peu anciens. Soudain, mon regard est attiré par un cycliste perché sur un vélo des années 1920, avec les vêtements d’époque et le boyau noué autour des épaules; c’est magnifique . Il passe malheureusement trop vite.
Mais l’heure avance, c’est à mon tour de m’avancer vers le contrôle. Je vois Pascal Lacarin, rencontré aussi sur le Raid Provence Extrême ; il est déjà très concentré. Une première table, où mon numéro de dossard est collé sur le cadre ; puis sous la tente, un bénévole vérifie le fonctionnement des lampes et des freins, et la présence du gilet réfléchissant. Un tampon est apposé sur mon récépissé. Je peux enfin pénétrer sur le stade dont les entrées et sorties sont sécurisés pour éviter les vols. Je pose mon vélo, et je me rends vers l’entrée du gymnase. J’y retrouve, Fabrice, un ami de Lionel, très bon cyclosportif lyonnais expatrié à Annecy. Fabrice fait PBP pour la première fois. Dominique et son assistance échangent leurs numéros de téléphone. Après quelques mots sur le déroulement des l’épreuve et des contrôles, et donc de ces dangers, je rentre dans le gymnase. Surprise! La cohue des éditions précédentes a laissé place à une organisation rigoureuse où la procédure de retrait des plaque de cadre, puce magnétique et carnet de route est ultra-rapide, avec des bénévoles particulièrement joviaux. La file d’attente pour inscrire la voiture d’assistance est longue ; elle n’augure rien de bon. Que nenni, ultra-rapide aussi. Nous ressortons après 15 minutes. Là, nous rencontrons Laurent Moulineau, mon compagnon de préparation, Jean Pierre Cellier, le roule-toujours de Craponne. Nous plaisantons de longues minutes, au milieu des vélos entreposés. Notre attention est attirée par 4 vélos carénés, toujours le folklore de PBP. Alors que nous nous apprêtons à partir, Michel nous apprend que Claude et Francine Mabillot sont dans le gymnase. Je vais les saluer, avec Dominique. Je ne les avais pas vus depuis PBP2003 ; enfin, j’avais vu Claude, furtivement sur le brevet de 600km à Beaurepaire. Ils vont bien ; ils n’ont pas changé. Je salue aussi Michel Mingant. Il est 17h30, nous quittons le gymnase. Au niveau du portail de ce matin, un bénévole vérifie que le numéro collé sur le vélo correspond bien à mon numéro d’inscription. En 2007, nous avions laissé une organisation sérieuse, motivé, mais amateur ; là, nous retrouvons une organisation rigoureuse. Nous reprenons la voiture en direction du Perray-en-Yvelines, à 30km. Pendant le trajet, je regretterai presque les approximations éditions précédentes, poussant davantage de participants à passer la journée complète sur le stade. Il en résultait une foule plus importante, mais surtout la présence sur le stade de davantage de tandems, triplettes, et autres vélos folkloriques. Ils assuraient un spectacle permanent dans l’enceinte du stade. De la même façon, des groupes d’étrangers beaucoup plus nombreux et fournis se retrouvaient bruyamment, et se prenaient en photos comme les taïwanais de ce matin. Ca a un peu disparu!
Nous arrivons à 18h00, chez Rosine et Claude, les parents de Lionel, où nous prévoyons de dormir cette nuit, veille de départ, et la nuit suivant notre arrivée. Nous les retrouvons tels que nous les avions laissés en 2003. Nous sommes accueillis par un apéritif, puis nous passons à table. Dominique et moi avions mis en garde Michel et Sébastien de l’accueil excessivement chaleureux de nos hôtes, et surtout de la qualité inégalable de Rosine en matière de cuisine et de savoir-vivre. Le repas est un émerveillement des papilles. Rosine a remplacé la viande des lasagnes par des poivrons et des aubergines, c’est tout bonnement exceptionnel. Et, je ne vous parle même pas de la tarte maison. Elle nous a aménagé deux chambres dans lesquelles les lits sont faits ; nous avons une salle de bains spécialement pour nous, équipée avec 4 serviettes et gants de toilette, et du savon. Le meilleur hôtel n’aurait pas fait mieux. Michel et Sébastien sont étonnés et conquis. Je suis donc dans des conditions idéales pour réussir.
Durant l’épreuve, mon rôle se limitera à pédaler. Mon alimentation, mon habillement, et mon éclairage est le problème de mon assistance. Donc, avant de se coucher, je les réunis pour leur présenter mes quatre bagages, pour qu’ils se débrouillent. Le premier sac, rouge, contient des bidons (0,6L; 0,8L; 1L), un camelback, et des outils. Un deuxième sac, vert, contient les vêtements. Une poche contient des gants longs, des manchettes, des genouillères, et des chaussettes. Une deuxième poche contient des coupe-vents, un imperméable, et le gilet réfléchissant. La vaste poche centrale contient un cuissard, des maillots à manches courtes, un maillot à manches longues, et plusieurs maillots de corps. Ce classement clair leur permettra de s’y retrouver. La glacière contient les produits frais: caviar d’aubergines, rillettes de thon et de saumon, gruyère, camembert, petit Yop, Actimel, surimi (c’est le seul aliment solide qui passe dans l’estomac quand plus rien d’autres passent, notamment sous la chaleur), crème légère « Société » et Boursin. Le dernier sac contient aussi de la nourriture: pains au lait, terrine, barres Isostar, gâteau avec des sucres lents « Punch Power », cakes aux fruits confits, galettes bretonnes, des noix de cajou, des raisins de Corinthe, des figues séchées, des biscuits apéritifs et des boissons énergétiques Isostar. Je leur explique qu’il ya suffisamment le choix pour qu’ils aient la possibilité de varier à l’infini, sans être écœuré par le même goût. J’en profite pour définir les rôles de chacun, lors des pointages. Michel s’occupera de mon vélo, de l’éclairage et de remplacer les bidons. Sébastien s’occupera de mon alimentation, et Dominique de me guider lors des pointages. Cette organisation permet de perdre peut d’énergie lors des pointages, qui sont des moments de tension. Rosine nous demande à quelle nous nous levons, 7h00, puis nous allons nous coucher. Je m’endors rapidement.
Je descends le premier à 6h50. Rosine a déjà préparé le petit-déjeuner. Habituellement, je ne prends rien ; je fais un effort, pour partager un moment de convivialité. Le repas de midi est prévu à 11h00. Il nous reste à fixer les lampes sur le vélo, vérifier leur bon fonctionnement, poser la plaque de cadre, et réserver un emplacement éventuel pour le garde-boue. C’est fait, sans stress, collégialement. Le repas comme d’ habitude est excellent, nous chargeons la voiture, et quittons Rosine et Claude, à 12h00. Avant de partir, Claude me dit qu’il ira sur le parcours du côté de Faveroles. Je me suis déjà mis en tenue, cuissard X-Bionic élite, maillot X-Bionic Fennec, chaussettes BV Sport.
A l’entrée de Guyancourt, les routes d’accès au rond point des Saules sont barrées par des barrières. Des bénévoles nous orientent. Nous trouvons rapidement une place, toutes les autres sont déjà occupées par des voitures de cycliste. Lorsque j’arrive devant la grille du stade, elle est bien évidemment fermée. Une trentaine de cyclistes attendent déjà; il reste 3h00, avant le départ. Le nombre de participants se pressant devant les grilles, augmente régulièrement. J’attends, calmement, assis sur une chaise pliante avec une bouteille d’eau, mon vélo posé à proximité. Laurent est venu s’asseoir à même le sol, à mes côtés. Nous discutons peu, j’écoute et regarde ceux qui m’entourent. 30min avant l’ouverture des grilles, je remarque des visages connus, De Angeli, Christophe Bocquet, Pascal Lacarin, Hervé Talabardon, Noel Roullier, Jean Pierre Cellier,… Nous sommes maintenant serrer les uns contre les autres. Mon attention est attirée par le nombre de cyclistes qui quittent leurs positions pour aller uriner dans les taillis, par un participant qui a fixé un parapluie sur son vélo, ou encore d’un espagnol équipé aussi d’un maillot X-Bionic, mais orange. Puis soudainement les grilles s’ouvrent, et nous avançons dans une vaste bousculade. Il faut maintenant traverser le stade pour aller se positionner dans des sas. L’intérêt est de faire partie des premiers pour partir avec la première vague de 16h00. Elle sera surement de 400 cyclistes, car nous sommes 1200 pour le départ de 16h00. Je pose mon vélo contre les barrières, et m’assoit sur des gradins. Dominique et Sébastien sont à proximité. J’échange quelques mots avec Jacques Seray, le journaliste qui suit PBP depuis de nombreuses années. Je m’abrite du soleil grâce au parapluie que Sébastien a pensé à prendre. Michel Mingant vient aussi s’abriter; nous en profitons pour parler de notre préparation respective. Puis, à 15h15, les sas s’ouvrent. Nous passons sur un tapis magnétique pour enregistrer la puce, et un bénévole met son tampon sur le carnet de route. Nous marchons maintenant entre deux rangées de spectateurs pour sortir du stade et avancer vers la ligne de départ située sur le rond point des Saules. Alors que les autres participants se précipitent près des arbres pour uriner aux milieux des spectateurs, Dominique arrive avec la chaise pliante. Alors que je la positionne à l’ombre à côté de celle d’Hervé, un cycliste éructe : « C’est ma place, ici! ». Pourquoi tant de haine? Et, il insiste en plus. Je ne réponds pas, il y a de la place pour deux. Nous restons aussi peu de temps car le troupeau avance, jusqu’à la ligne de départ réel. Il reste une vingtaine de minutes. Je suis contre les barrières. J’en profite pour parler avec un coureur du CC Kingersheim ; il me demande mon nom. « David Pauthier! ». Il me dit avoir lu mon compte-rendu de Paris-Brest-Paris 2007 sur internet, et ma préparation sur le site du CT Lyon. Je suis flatté d’être reconnu pour mes écrits. Il n’y a rien de narcissique là-dedans; mais si j’ai pu contribuer à donner envie à des cyclistes de participer, j’en suis modestement fier. Je parle aussi avec deux spectateurs, qui prendront le départ de 18h00. Ils viennent de Clermont-Ferrand ; ils ont aussi fait Clermont-Aurillac-Clermont cette année, et ils ont aussi lu, mon compte-rendu sur ma préparation. Dans le même temps, un speaker avec un micro met l’ambiance. Bon, je dois les laisser mes deux cyclos car le départ vient d’être donné. Je passe la ligne avec plaisir,… L’aventure commence !
Publié le 02 septembre 2011 à 22:45:32 dans PARIS - BREST - PARIS 2011 | Commentaires (0) | Permaliens
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