CT LYON
Le Cyclotouriste
19. rue du Bœuf
69005 LYON
Tél. : 04 78 42 44 08
Fax. : 04 72 56 01 88
mail :ctlyon@free.fr
Le C.T.Lyon crée en 1925. compte parmi les plus anciens clubs français, et jouit d'une notoriété qui dépasse largement la région Rhône-Alpes.
Il est riche actuellement de 200 membres et propose de multiples activités.
Club affilié :
- FFCT
- FFC
- UFOLEP
Vélos de route :
- Cyclotouriste (balade, randonnée)
- Cyclosport
VTT :
- Randonnée
- Trial
Ecole Cyclotouriste :
- Route et VTT
Cyclotouristes, randonneurs :
- Participation aux Randonnées, Rallyes et Brevets Régionaux et Nationaux.
- Sorties hebdomadaires toute l'année.
Cyclosport :
- Sorties d'entraînement tous les week-ends.
- Participation à différentes « Cyclosportives »
Ecole Cyclo :
Activités internes :
- Sortie annuelle de ski.
- Journée annuelle du Club.
- Week-end annuel du Club.
-Semaine VTT.
- Week-end montagne.(route,VTT).
- Journée ou soirée à thème.
- Sorties pédestres.
- Challenge inter-sociétaires.
Manifestations organisées par le Club :
- Randonnées d'hiver.
- Lyon Mont-Blanc.
- Rallye Clairette.
- SCOTT 1000 BOSSES.
- Randonnée pédestre Sainte Catherine.
- Sainté Lyon.
Randonnées permanentes :
- Lozanne - Lausanne.
- Thurins - Turin.
- Valence - Valencia (Espagne)
- Vienne - Vienne ( Autriche)
- Circuit Cyclotouristique du Rhône.
Confrérie :
- Compagnons des randonnées permanentes.
Nous trouver
Depuis le 03-03-2009 :
53234 visiteurs
Depuis le début du mois :
1228 visiteurs
Billets :
29 billets
Le vélo, une même passion qui peut se décliner de bien des façons au CT Lyon… En effet, quels que soient votre niveau et vos attentes, vous pourrez vous faire plaisir au travers des différentes activités qui vous seront proposées.
Le club organise tout d’abord des sorties périodiques, les mercredi après-midi, ainsi que samedi et dimanche matin, au lieu de rendez vous à Parilly. L’occasion de se retrouver et, bien évidemment, de rouler ensemble selon sa forme du moment. Le plus souvent, ces sorties s’organisent sous forme de deux ou trois groupes de niveau. Elles peuvent être tout simplement l’occasion de rouler tranquillement entre copains… Mais ces sorties peuvent également être l’occasion de peaufiner sa condition physique, par exemple en vue d’échéances cyclosportives.
Le club organise également des sorties « exceptionnelles ». Il peut notamment s’agir de sorties dites « longues », entre 150 et 200 kms, dont le lieu de rendez vous est proche de Lyon. Mais il peut également s’agir de sorties de type montagnard, avec départ de Lyon aux aurores (en voiture !) et, au menu, l’ascension de quelques cols alpestres dans la journée.
Les membres du CTL prennent également part à des rallyes cyclotouristes, qui sont d’ailleurs organisés parfois par le club lui-même (les quatre « randonnées d’hiver » au mois de février). Ces rallyes sont des rassemblements de cyclos, proposant différents parcours agrémentés de ravitaillements. Pour les plus affutés et les plus motivés, ces rallyes s’apparentent quasiment à de véritables compétitions, menées à vive allure, sans classement cependant. Mais, bien entendu, les routiers dont les aspirations du moment sont moindres les parcourent à une allure bien plus modérée !
Les cyclosportives sont également au menu de certains membres du CTL. Il s’agit d’épreuves au nom et au parcours souvent prestigieux (l’Ardéchoise, la Marmotte, l’Etape du Tour) au cours desquelles se côtoient tous les types de cyclistes, de l’élite à la masse. Elles permettent à ceux qui s’y lancent de relever leurs propres défis, qui peuvent être tout simplement finir, ou bien obtenir une place d’honneur. Pour les plus ambitieux, certaines de ces cyclosportives revêtent un caractère sportif extrêmement ardu, de par leur longueur notamment (Raid Provence Extrême, Paris-Brest-Paris, Bordeaux-Paris).
Enfin, ceux qui se sentent l’âme d’un « coursier » peuvent participer à des courses en ligne ou en circuit, sous l’égide de l’Ufolep. Ces courses, plus courtes que les cyclosportives, regroupent des cyclistes d’un niveau assez homogène. Elles font la part belle à la stratégie (rouler en peloton, organiser une bordure, gicler lors du sprint final…) et donnent parfois l’occasion de décrocher un podium, voire tout simplement la victoire !
Nous espérons que cette présentation vous aura donné envie de vous joindre à nous… et nous vous souhaitons bienvenue au CTL !!!
La préparation est maintenant terminée. Je vais vous raconter le Gymnase des Droits de l’Homme, les ultimes heures, puis le départ.
Samedi, veille de départ. A l’approche de Guyancourt, notre attention augmente. Arrivés dans Guyancourt, toutes les avenues se ressemblent. Michel, Dominique et moi faisons appellent à notre mémoire pour trouver les ronds-points des saules et des sangliers. Sur les trottoirs, quelques cyclos roulent avec un équipement laissant imaginer qu’ils participent à Paris-Brest-Paris. Sur les ponts qui enjambent les avenues, des cyclos passent aussi. Bientôt, Michel voit un petit panneau « PBP » indiquant la direction du rond point des sangliers, puis en prenant à gauche celui des Saules, avec sur la droite le gymnase des Droits de l’Homme. En passant devant, je me dis que le parvis, des tentes de chaque côté et une grandes bâches plastiques sur laquelle est inscrit Paris-Brest-Paris en gros, est tel qu’en 2007. Après avoir garé la voiture à proximité, il est 11h30, nous décidons d’aller humer l’ambiance autour du gymnase. Nous empruntons La trémie pour accéder au gymnase en passant sous la route. Nous y croisons Christophe Bocquet et Joël Gabory, avec lequel nous échangeons quelques mots, puis Marc Védrinelle. Ce dernier me reconnait, et la conversation est cordiale. Puis nous avançons vers le portail, permettant l’accès au stade. Là, surprise, elle est fermée. Un bénévole nous apprend que le stade est réservé pour la vérification des vélos, que l’accès est de l’autre côté, et qu’il n’est pas possible de rentrer en dehors de l’ heure prévue pour la vérification du vélo. La mienne est à 16h30. Des participants, ayant déjà récupéré leurs documents, et fait vérifier leur machine, sortent par ce portail. Déçus, nous prenons en direction du parvis sur lequel les tentes ont été installées.
Sous les arbres, des cyclos, leur vélo à leur côté, sont assis sur les pelouses. L’étrange est qu’ils sont équipés comme si le départ était immédiat. Leurs vélos sont équipés de sacoches, bandes réfléchissantes, 2 lampes rouges à l’arrière, 2 lampes puissantes à l’avant, voire des sonnettes. Eux ont déjà le baudrier pour la nuit, une lumière sur le casque, et un petit sac à dos. Le paradoxe vient souvent des cadres et accessoires prestigieux typés course, et tout cette attirail cyclotouriste. Il est vrai que les asiatiques sont tous équipés du modèle le plus cher de Pinarello, Colanago, Trek, ou Specialized. Ce sont des taïwanais. Mon regard est attiré par l’un d’eux ; il porte une tenue cycliste très chic et une superbe barbe blanche impeccablement taillée. Il semble fier comme Artaban. Nous entendons plus loin des cris guerriers asiatiques. Plusieurs sont entrain de se prendre en groupe en photo sous la bâche « Paris-Brest-Paris ». Ce folklore très sympathique fait partie intégrante de l’épreuve. De nombreux groupes se prendront en photo sous cette bâche toute la journée. Trois vélos, avec de petites roues, (24’’?), attirent notre attention. Ce sont des « tout suspendus », avec cadre acier, fourche à quadrilatère déformable, et suspension arrière similaire à l’Ibis Szazbo, VTT des années 90. On ne voit ce type de vélo que sur Paris-Brest-Paris.
Voyant qu’il n’est pas possible de pénétrer sur le stade, nous allons manger au « Courtepaille ». Là, évidemment, de nombreuses tables sont déjà occupées par des cyclistes. Il est facile de les reconnaître : les français en habit de ville sont reconnaissables aux jambes rasées et au sujet de conversation, les étrangers, c’est encore plus facile, ils sont en tenue cycliste. Alors, que nous quittons le restaurant, Dominique est interpellé par Michel Morin, rencontré sur le Raid Provence Extrême. Il a une préparation minimale, mais il est motivé. Nous le laissons pour effectuer quelques dernières courses, piles et garde-boue.
Nous sommes de retour vers 15h00. Le vélo est équipé avec les accessoires obligatoires, éclairage avant et arrière, j’ai le gilet réfléchissant dans les mains, et le récépissé d’inscription dans les mains. Nous nous asseyons sur la pelouse en attendant notre tour. Je regarde passer les participants avec leur monture qui se rendent au contrôle. Aussi bien, parmi les cyclistes que les vélos, on trouve tous les profils. Parmi les participants, les âges vont de 35 à 60 ans, certains ont un certain embonpoint. Chaque nationalité est reconnaissable. Les français ont des maillots de club ; les italiens, très nombreux, ont un maillot national italien, il est d’ailleurs superbe. Souvent, les étrangers portent un maillot national, sur lequel, le nom du Pays est inscrit, Grèce, Allemagne,… Sauf pour les espagnols qui ont aussi des maillots de club, et les américains, avec principalement deux maillots, Davis Bike et Seattle Randonneur. Les vélos sont parfois du dernier cri, mais nous voyons aussi passer des vélos un peu anciens. Soudain, mon regard est attiré par un cycliste perché sur un vélo des années 1920, avec les vêtements d’époque et le boyau noué autour des épaules; c’est magnifique . Il passe malheureusement trop vite.
Mais l’heure avance, c’est à mon tour de m’avancer vers le contrôle. Je vois Pascal Lacarin, rencontré aussi sur le Raid Provence Extrême ; il est déjà très concentré. Une première table, où mon numéro de dossard est collé sur le cadre ; puis sous la tente, un bénévole vérifie le fonctionnement des lampes et des freins, et la présence du gilet réfléchissant. Un tampon est apposé sur mon récépissé. Je peux enfin pénétrer sur le stade dont les entrées et sorties sont sécurisés pour éviter les vols. Je pose mon vélo, et je me rends vers l’entrée du gymnase. J’y retrouve, Fabrice, un ami de Lionel, très bon cyclosportif lyonnais expatrié à Annecy. Fabrice fait PBP pour la première fois. Dominique et son assistance échangent leurs numéros de téléphone. Après quelques mots sur le déroulement des l’épreuve et des contrôles, et donc de ces dangers, je rentre dans le gymnase. Surprise! La cohue des éditions précédentes a laissé place à une organisation rigoureuse où la procédure de retrait des plaque de cadre, puce magnétique et carnet de route est ultra-rapide, avec des bénévoles particulièrement joviaux. La file d’attente pour inscrire la voiture d’assistance est longue ; elle n’augure rien de bon. Que nenni, ultra-rapide aussi. Nous ressortons après 15 minutes. Là, nous rencontrons Laurent Moulineau, mon compagnon de préparation, Jean Pierre Cellier, le roule-toujours de Craponne. Nous plaisantons de longues minutes, au milieu des vélos entreposés. Notre attention est attirée par 4 vélos carénés, toujours le folklore de PBP. Alors que nous nous apprêtons à partir, Michel nous apprend que Claude et Francine Mabillot sont dans le gymnase. Je vais les saluer, avec Dominique. Je ne les avais pas vus depuis PBP2003 ; enfin, j’avais vu Claude, furtivement sur le brevet de 600km à Beaurepaire. Ils vont bien ; ils n’ont pas changé. Je salue aussi Michel Mingant. Il est 17h30, nous quittons le gymnase. Au niveau du portail de ce matin, un bénévole vérifie que le numéro collé sur le vélo correspond bien à mon numéro d’inscription. En 2007, nous avions laissé une organisation sérieuse, motivé, mais amateur ; là, nous retrouvons une organisation rigoureuse. Nous reprenons la voiture en direction du Perray-en-Yvelines, à 30km. Pendant le trajet, je regretterai presque les approximations éditions précédentes, poussant davantage de participants à passer la journée complète sur le stade. Il en résultait une foule plus importante, mais surtout la présence sur le stade de davantage de tandems, triplettes, et autres vélos folkloriques. Ils assuraient un spectacle permanent dans l’enceinte du stade. De la même façon, des groupes d’étrangers beaucoup plus nombreux et fournis se retrouvaient bruyamment, et se prenaient en photos comme les taïwanais de ce matin. Ca a un peu disparu!
Nous arrivons à 18h00, chez Rosine et Claude, les parents de Lionel, où nous prévoyons de dormir cette nuit, veille de départ, et la nuit suivant notre arrivée. Nous les retrouvons tels que nous les avions laissés en 2003. Nous sommes accueillis par un apéritif, puis nous passons à table. Dominique et moi avions mis en garde Michel et Sébastien de l’accueil excessivement chaleureux de nos hôtes, et surtout de la qualité inégalable de Rosine en matière de cuisine et de savoir-vivre. Le repas est un émerveillement des papilles. Rosine a remplacé la viande des lasagnes par des poivrons et des aubergines, c’est tout bonnement exceptionnel. Et, je ne vous parle même pas de la tarte maison. Elle nous a aménagé deux chambres dans lesquelles les lits sont faits ; nous avons une salle de bains spécialement pour nous, équipée avec 4 serviettes et gants de toilette, et du savon. Le meilleur hôtel n’aurait pas fait mieux. Michel et Sébastien sont étonnés et conquis. Je suis donc dans des conditions idéales pour réussir.
Durant l’épreuve, mon rôle se limitera à pédaler. Mon alimentation, mon habillement, et mon éclairage est le problème de mon assistance. Donc, avant de se coucher, je les réunis pour leur présenter mes quatre bagages, pour qu’ils se débrouillent. Le premier sac, rouge, contient des bidons (0,6L; 0,8L; 1L), un camelback, et des outils. Un deuxième sac, vert, contient les vêtements. Une poche contient des gants longs, des manchettes, des genouillères, et des chaussettes. Une deuxième poche contient des coupe-vents, un imperméable, et le gilet réfléchissant. La vaste poche centrale contient un cuissard, des maillots à manches courtes, un maillot à manches longues, et plusieurs maillots de corps. Ce classement clair leur permettra de s’y retrouver. La glacière contient les produits frais: caviar d’aubergines, rillettes de thon et de saumon, gruyère, camembert, petit Yop, Actimel, surimi (c’est le seul aliment solide qui passe dans l’estomac quand plus rien d’autres passent, notamment sous la chaleur), crème légère « Société » et Boursin. Le dernier sac contient aussi de la nourriture: pains au lait, terrine, barres Isostar, gâteau avec des sucres lents « Punch Power », cakes aux fruits confits, galettes bretonnes, des noix de cajou, des raisins de Corinthe, des figues séchées, des biscuits apéritifs et des boissons énergétiques Isostar. Je leur explique qu’il ya suffisamment le choix pour qu’ils aient la possibilité de varier à l’infini, sans être écœuré par le même goût. J’en profite pour définir les rôles de chacun, lors des pointages. Michel s’occupera de mon vélo, de l’éclairage et de remplacer les bidons. Sébastien s’occupera de mon alimentation, et Dominique de me guider lors des pointages. Cette organisation permet de perdre peut d’énergie lors des pointages, qui sont des moments de tension. Rosine nous demande à quelle nous nous levons, 7h00, puis nous allons nous coucher. Je m’endors rapidement.
Je descends le premier à 6h50. Rosine a déjà préparé le petit-déjeuner. Habituellement, je ne prends rien ; je fais un effort, pour partager un moment de convivialité. Le repas de midi est prévu à 11h00. Il nous reste à fixer les lampes sur le vélo, vérifier leur bon fonctionnement, poser la plaque de cadre, et réserver un emplacement éventuel pour le garde-boue. C’est fait, sans stress, collégialement. Le repas comme d’ habitude est excellent, nous chargeons la voiture, et quittons Rosine et Claude, à 12h00. Avant de partir, Claude me dit qu’il ira sur le parcours du côté de Faveroles. Je me suis déjà mis en tenue, cuissard X-Bionic élite, maillot X-Bionic Fennec, chaussettes BV Sport.
A l’entrée de Guyancourt, les routes d’accès au rond point des Saules sont barrées par des barrières. Des bénévoles nous orientent. Nous trouvons rapidement une place, toutes les autres sont déjà occupées par des voitures de cycliste. Lorsque j’arrive devant la grille du stade, elle est bien évidemment fermée. Une trentaine de cyclistes attendent déjà; il reste 3h00, avant le départ. Le nombre de participants se pressant devant les grilles, augmente régulièrement. J’attends, calmement, assis sur une chaise pliante avec une bouteille d’eau, mon vélo posé à proximité. Laurent est venu s’asseoir à même le sol, à mes côtés. Nous discutons peu, j’écoute et regarde ceux qui m’entourent. 30min avant l’ouverture des grilles, je remarque des visages connus, De Angeli, Christophe Bocquet, Pascal Lacarin, Hervé Talabardon, Noel Roullier, Jean Pierre Cellier,… Nous sommes maintenant serrer les uns contre les autres. Mon attention est attirée par le nombre de cyclistes qui quittent leurs positions pour aller uriner dans les taillis, par un participant qui a fixé un parapluie sur son vélo, ou encore d’un espagnol équipé aussi d’un maillot X-Bionic, mais orange. Puis soudainement les grilles s’ouvrent, et nous avançons dans une vaste bousculade. Il faut maintenant traverser le stade pour aller se positionner dans des sas. L’intérêt est de faire partie des premiers pour partir avec la première vague de 16h00. Elle sera surement de 400 cyclistes, car nous sommes 1200 pour le départ de 16h00. Je pose mon vélo contre les barrières, et m’assoit sur des gradins. Dominique et Sébastien sont à proximité. J’échange quelques mots avec Jacques Seray, le journaliste qui suit PBP depuis de nombreuses années. Je m’abrite du soleil grâce au parapluie que Sébastien a pensé à prendre. Michel Mingant vient aussi s’abriter; nous en profitons pour parler de notre préparation respective. Puis, à 15h15, les sas s’ouvrent. Nous passons sur un tapis magnétique pour enregistrer la puce, et un bénévole met son tampon sur le carnet de route. Nous marchons maintenant entre deux rangées de spectateurs pour sortir du stade et avancer vers la ligne de départ située sur le rond point des Saules. Alors que les autres participants se précipitent près des arbres pour uriner aux milieux des spectateurs, Dominique arrive avec la chaise pliante. Alors que je la positionne à l’ombre à côté de celle d’Hervé, un cycliste éructe : « C’est ma place, ici! ». Pourquoi tant de haine? Et, il insiste en plus. Je ne réponds pas, il y a de la place pour deux. Nous restons aussi peu de temps car le troupeau avance, jusqu’à la ligne de départ réel. Il reste une vingtaine de minutes. Je suis contre les barrières. J’en profite pour parler avec un coureur du CC Kingersheim ; il me demande mon nom. « David Pauthier! ». Il me dit avoir lu mon compte-rendu de Paris-Brest-Paris 2007 sur internet, et ma préparation sur le site du CT Lyon. Je suis flatté d’être reconnu pour mes écrits. Il n’y a rien de narcissique là-dedans; mais si j’ai pu contribuer à donner envie à des cyclistes de participer, j’en suis modestement fier. Je parle aussi avec deux spectateurs, qui prendront le départ de 18h00. Ils viennent de Clermont-Ferrand ; ils ont aussi fait Clermont-Aurillac-Clermont cette année, et ils ont aussi lu, mon compte-rendu sur ma préparation. Dans le même temps, un speaker avec un micro met l’ambiance. Bon, je dois les laisser mes deux cyclos car le départ vient d’être donné. Je passe la ligne avec plaisir,… L’aventure commence !
Publié le 02 septembre 2011 à 22:45:32 dans PARIS - BREST - PARIS 2011 | Commentaires (0) | Permaliens
Juillet, la dernière ligne droite!
Dernière ligne droite? C’est à la fois un moment où la préparation physique, technique et psychologique est terminée ; mais c’est en même temps un moment compliqué, car un imprévu peut se produire et remettre en cause 6 mois d’entrainement. En effet, une chute, un accident de la vie, ou une tendinite serait de nature à annuler ma participation à l’épreuve. Un accident de la vie? En 2007, le jeudi précédent le départ de l’épreuve, alors que je rentre d’un dîner chez un ami, je suis pris d’un violent maux de dent. La douleur m’empêchera de dormir. Le vendredi, je tente désespérément de joindre un dentiste ; nous sommes la semaine du 15 août, c’est mission impossible. Je me résous, à 14h, à me rendre aux urgences dentaires. J’en sors à 19h30, avec une carie avec le nerf touché, très partiellement soignée. L’urgentiste me dit qu’il faut que je vois un spécialiste dès le lundi suivant. Ce lundi, je serai à 20h00, sur le rond-point des Droits de l’homme pour le départ. L’infection provoquée par la carie, contre laquelle mon organisme se défend, m’a épuisé à tel point que vendredi, je vais dormir sans manger à 20h00, et que samedi, je rentre épuisé d’une sortie de 60km et que je dors tout l’après-midi. Le dimanche, c’est pire. Le lundi, un petit miracle se produit, la fatigue a disparu ; la douleur ne se réveillera qu’après l’arrivée.
Physiquement, mon entrainement est terminé. Mais, comme je l’écrivais précédemment, Clermont-Aurillac-Clermont a mis en évidence mon état de fatigue dû au deuxième brevet de 600km. Les deux premiers week-ends de juillet sont consacrés à la récupération. Effectivement, lors des sorties, la fatigue est encore très présente. Les sorties du club ne sont pas du plaisir, car je ne pédale pas dans la facilité.
La dernière épreuve de ma préparation est le Tour du Mont Blanc. La fatigue s’est atténuée, mais je n’aborde pas ce raid de la meilleure des façons. La veille, nous sommes invités, avec ma femme, chez des amis ; 500km de conduite dans la journée. Je mets les chaussettes de contention BV Sport pour atténuer les effets. J’ai effectué 400km dans les 3 jours précédents. Par ailleurs, la météorologie de Savoie prévoit une journée apocalyptique, 40 à 70mm d’eau dans la journée. Je m’arrête chez Décathlon, pour acheter des gants néoprène au rayon « plongée ». Je choisis la version 3mm car ils permettent de plier les doigts, et seront suffisamment épais. J’arrive au studio au Col des Saisies à 22h30. La nuit est courte, mais réparatrice. A 5h00, il ne pleut pas, et la température est bonne 16°C. Evidemment, j’effectue la descente de ce premier col prudemment. Sur le plat, jusqu’à la sortie de Saint Gervais, Laurent et moi emmenons un groupe important, que la première montée en direction des Houches va réduire à 3. Nous rattrapons 3 participants, alors que je mets résolument en tête à la sortie de Chamonix, jusqu’au sommet du col des Montets ; les jambes tournent bien. La pluie s’est invitée depuis l’Argentière ; c’est rapidement la douche. Je me retrouve seul pour monter le col de Champex, très dur, puis le col du Grand Saint Bernard. Laurent, qui a changé de roues suite à un problème mécanique, me dépasse à la sortie des galeries de l’Impléria. Laurent est plus à l’aise que moi dans les faibles pourcentages ; c’est l’inverse dans les forts pourcentages. Dans les forts pourcentages menant au sommet du col, la pluie redouble transformant la route en cours d’eau, et le vent de face réduit la vitesse. Je n’avais encore jamais rencontré de telles conditions climatiques en montant un col, il fait 5°C au sommet. Je décide d’abandonner au sommet, alors que je ne ressens ni fatigue ni froid. J’estime, juste, qu’il faut savoir ne pas compromettre la participation à PBP. Néanmoins, physiquement, le test est concluant. Le soir, je rentre à 23h45, pour accompagner ma femme aux urgences pour une nouvelle qui m’anéantit. Pendant une semaine, le vélo n’existe plus. Je me pose, d’ailleurs la question de ma participation à l’épreuve. La semaine suivante, j’erre…
Le week-end suivant, je roule sans plaisir.
Le mois de juillet est aussi un mois de doute, un essoufflement anormal à l’issue d’une bosse anodine, une douleur musculaire ou tendineuse soudaine, une fringale. Tout nourrit le doute. Je m’imagine que ce mois peut me permettre d’améliorer ma préparation ; mais il n’en est rien. Il faut juste profiter du moment pour prendre du plaisir, échanger pendant les sorties du club avec les amis, Majoub, Sébastien, Yves, Philippe, Yann, Raphael,... J’essaie aussi de me souvenir des sensations ressenties, il y a 4 ans ; mais il s’agit d’une illusion. En définitive, le sort en est jeté ; il est temps de partir en vacances. Mais auparavant, comme il y a 4 ans, j’effectue une sortie de 250km, seul. Les 80 derniers kilomètres sont un pur bonheur ; 34-38km/h sans effort particulier.
Cette année, je pars à La Baule. En vacances, le programme est 75km tous les matins tôt, puis le marché et promenade avec ma femme avant midi, et enfin plage l’après-midi en guise de récupération. D’abord, il faut trouver un parcours, d’abord sur une carte routière, puis le valider sur le terrain. Mon parcours fait 82km ; je ferai le même tous les jours, pour être davantage à l’écoute de mes sensations. Le parcours est suffisamment vallonné pour varier le rythme, mais pas trop pour ne pas casser le rythme. Il est aussi touristique, venté et sans danger. Je le ferai tous les jours en 2h30, systématiquement sur le gros plateau, entre 50x18 et 50x15. Enfin, c’est la théorie. En effet, en Bretagne, cette année, le temps est particulièrement mauvais. S’il ne fait pas froid, nous essuyons 4 matinées de pluies consécutives, dont deux jours de tempête ; plus quelques jours humides. Le mauvais temps ne me perturbe pas ; mais je suis équipé d’un pneu Continental Ultra Sport à l’arrière. Dans les virages mouillés, c’est une vraie savonnette. Par ailleurs, l’humidité met mes genoux aux supplices ; de nombreuses petites douleurs me rendent inquiet, une fois à gauche, une fois à droite, tendons, ligaments… J’hésite certains jours à rouler, mais je n’en fais rien. Je me convaincs que si la tendinite doit surgir, s’interrompre un jour, n’y changera rien. Je continue, donc, avec des genouillères. J’effectue une sortie de 140km, un dimanche, avec un groupe de Saint André des Eaux, une vingtaine de cyclos. Le rythme est très rapide, sans à coups ; c’est parfait. Je mange énormément, des glaces avec trois boules ; j’ai peur de prendre du poids. En fait, je m’en fous. A partir de 10h00, je fais les magasins au centre de la Baule. La paix des ménages à un prix. Je ne suis pas sûr qu’un peu de marche soient mauvais, elle permet de changer la nature de l’effort. L’après-midi, je dors sur la plage, entrecoupé de courte séance de baignade… Quand le temps le permet. Autrement, visite du Golf du Morbihan, de la Grande Brière, des marées salins de Guérande,…
Nous rentrons à Lyon, le 14 août. Il reste une semaine avant le départ. J’avais prévu d’aller à Saint Etienne par le Pilat, en empruntant des routes que je connais, la Croix de Chaubouret, soit par la Valla en Gier, soit par Saint Julien Molin-Molette. Je me lève à 6h00, il pleut, je suis fatigué, je retourne me coucher. Il faut parfois savoir s’imposer « une récupération inactive ». Avant de me recoucher, je monte sur la balance, 61,5kg ; tout va bien. Je roule, en fait, juste, mercredi, jeudi et vendredi, pour un total de 270km.
Ce soir, vendredi, 22h00, Lyon, 35°C,je termine mon compte-rendu sur ma préparation. Il me reste à vous raconter le merveilleux spectacle qu’est le rond-point des Droits de l’Homme avant le départ et après l’arrivée.
Publié le 02 septembre 2011 à 22:43:34 dans PARIS - BREST - PARIS 2011 | Commentaires (0) | Permaliens
Venez avec nous découvrir les sentiers de la Drôme et les magnifiques petites routes les 8 et 9 octobre 2011, avec les merveilleuses couleurs de l'automne.
Télécharger formulaire d'inscription et planning " ICI"
Publié le 31 août 2011 à 23:45:47 dans SORTIE CLAIRETTE | Commentaires (0) | Permaliens
| Dans le but d'encourager la participation aux manifestations de notre région | ||||||
| le COMITE SPORTIF LYONNAIS a institué le RUBAN BLEU des Cyclotouristes Lyonnais. | ||||||
| Le RUBAN BLEU est ouvert à tous les Cyclotouristes inscrits à une société du | ||||||
| Département du RHONE.(+ CT. DOMBES), quelque soit la FEDERATION. | ||||||
| Le RUBAN BLEU comporte 3 Catégories afin de répondre à toutes les tandences du | ||||||
| Cyclotourisme moderne. | *** RANDONNEUR | |||||
| *** SUPER RANDONNEUR | ||||||
| *** SPORTIF | ||||||
| *** RANDONNEES PERMANENTES | ||||||
| *** COMBINE | ||||||
Téléchargement du réglement "je télécharge le reglement"
Téléchargement du calendrier 2011 "je télécharge le calendrier"
Publié le 12 février 2011 à 18:55:40 dans RUBAN BLEU | Commentaires (0) | Permaliens
La Marmotte 2010
On s'y presse de toutes les régions de France mais aussi de l'Europe entière, et les Hollandais ne sont pas les moins nombreux depuis qu'un certain Kuypers avait remporté cette étape de légende. Un parcours de 174 kilomètres qui emprunte les vallées de l'Oisans et de la Maurienne avec un dénivelé positif de plus de 5 000 mètres qui vous tient en selle 7 heures durant pour les meilleurs et jusqu'à 12 à 13 heures pour les moins affûtés. Mais vous aurez le bonheur de franchir quelques-uns des cols les plus mythiques de l'histoire du Tour de France.
Rendez-vous à 6h30 du matin à Bourg d'Oisans. En quelques minutes des grappes de coureurs essaiment les rues de la petite cité. Malgré les efforts soutenus des organisateurs pour gérer le flot ininterrompu des coureurs répartis selon leur numérotation, chacun tente de se frayer un passage pour parvenir au plus vite sous l'arche de départ. Il fait encore très frais ce matin, environ 10°, malgré des prévisions météorologiques plutôt favorables. Les plus téméraires ont choisi de se vêtir uniquement de leur cuissard et de leur maillot mais le plus grand nombre porte encore le coupe-vent à manche longue si indispensable lors du franchissement des cols et plus particulièrement lors de la descente. Au passage de la bouée de départ, les signaux sonores incessants vous rappellent que la puce placée à votre cheville droite fonctionne bien et qu'elle sera garante du temps réalisé et de la vitesse moyenne du parcours. Entre 7h15 à 8h, plus de 6.000 passionnés, aux couleurs bigarrées vantant les mérites de leurs sponsors favoris, s'élancent à vie allure sous les applaudissements et les encouragements des amis ou conjoints. Les premiers kilomètres dans la vallée permettent un échauffement en douceur.
Dès les premières pentes, le pouls s'accélère. A défaut de gérer les paliers individuels liés à son propre rythme cardiaque, c'est l'asphyxie assurée. Mieux vaut monter au train sans se soucier de la cadence effrénée des impatients qui veulent déjà en découdre. 34 kilomètres d'ascension pour atteindre le sommet du Col du Glandon, cela peut vous mettre en appétit ou bien condamner prématurément l'aventure. Je dépasse Christian qui préfère la jouer pépère. Le va et vient incessant des roues qui bourdonnent sur le bitume refroidi par la nuit se mêle aux clameurs et aux cris de ceux qui se donnent de l'entrain et du courage pour toute la journée. «Dis papa, c'est encore loin l'Alpe d'Huez».
Malgré le «gatosport» avalé au petit matin et les pâtes de la veille, le corps est déjà en demande. Encore quelques kilomètres roue dans roue avec une «cyclo sympa» et voici le Col de la Croix de fer bien en vue. Contrairement à l'année passée, où neige et pluie se disputaient le ciel, cette fois nous franchissons le col du Glandon sous le soleil caressant du matin sans même prendre le temps de nous désaltérer. La descente rapide sur Saintes Marie de Cuine conduit dans la vallée de la Maurienne. Les nombreux virages créent des espaces entre les coureurs. Certains prennent des risques démesurés au regard de la circulation de voitures venant à contre-courant, contraintes le plus souvent à s'arrêter. La sirène d'une voiture de pompiers lance son hurlement pour nous signaler qu'un accident vient de se produire. Un crissement de freins propre à réveiller le troupeau de moutons bêlant sur le versant opposé nous rappelle que la montagne offre son lot de danger. Un cycliste est allongé sur le bas coté de la route. Il semble bien mal en point. Autour de lui s'affairent les premiers secours. Après avoir jeté un regard furtif vers l'accidenté, chacun poursuit sa route avec une vigilance accrue malgré les lunettes solaires qui reflètent mal un début d'impatience. La tension permanente qui s'exerce sur les cocottes de frein finit par avoir raison de vos avant-bras et de votre dos. Heureusement les 20 kilomètres qui nous séparent encore de St Michel de Maurienne vont nous permettre de récupérer, bien à l'abri derrière un groupe qui s'effiloche en file indienne à cause du fort vent de face.
La montée du Col du Télégraphe s'avère plus difficile qu'il n'y paraît après plus de 4 heures de route. La chaleur de la mi-journée semble descendre dans les jambes et les gouttelettes de sueur, évitant quelquefois le contour des yeux, se fraient un chemin entre le casque et la pointe du menton avant de rebondir sur les genoux. Et ce ne sont pas les bouteilles vides abandonnées par l'avant-garde des coureurs qui vous redonnent de l'ardeur. Il ne reste plus qu'à s'en remettre aux touristes sensibles à la performance et prompts à voler au secours de ceux qui manifestent quelque signe de détresse. Il faudra encore patienter pour faire le plein d'eau gazeuse, qui fait tellement défaut sur le parcours. « On n'est pas sur «l'Ardèchoise», me glisse à l'oreille un compagnon d'infortune. A Valloire les plus organisés sont accueillis sous des tentes dressées par les «tifosis» qui les attendent avec des sacs remplis de victuailles. Il est près de 13 h lorsque nous arrivons au principal ravitaillement de la journée. Les organismes qui ont été sollicités plus de 6 h durant sont avides de nourriture salée et sucrée. Les quartiers d'orange se disputent la primauté avec la mortadelle et chacun enfourne goulûment, là un sandwich, là quelques dattes ou pruneaux, pour apaiser ou prévenir une fringale.
A peine 10 minutes auront suffi à régénérer les corps qui se remettent en train pour affronter le Galibier qui culmine à 2506 mètres d'altitude. Les pelotons s'égrènent au fil des kilomètres. Les mains en haut du cintre, il faut alors veiller à alterner la position «en danseuse» avec la position assise. Bien dérouler les chevilles met à contribution les muscles fessiers, soulageant ainsi les quadriceps. La chaleur caniculaire a bientôt raison de nombreux coureurs qui cherchent désespérément un coin d'ombre. Les flancs rocailleux de la montagne offrent parfois un abri de courte durée mais l'odeur chaude du goudron lance vers l'avant ceux qui sont en quête d'un air plus pur. A environ 5 kilomètres du sommet, je mets pied à terre à mon tour, le temps de m'allonger sur un petit coin d'herbe verte et de laisser pendre les jambes alourdies par l'effort et la chaleur. Des compagnons de route saluent avec envie cet instant volé à la dureté de la course. Puis j'enfourche à nouveau ma monture bien décidé à rejoindre ceux qui m'avaient gentiment fait la nique. La pente est de plus en plus rude. A moins de 2 kilomètres du sommet, à la faveur d'un rafraîchissement de la température et d'un virage qui affiche les 10%, j'accélère l'allure et laisse mes compagnons pantois. Au sommet, j'effectue un bref arrêt au milieu d'une mer de gobelets en plastique qui jonchent le sol et se confondent presque avec les rares névés encore accrochés aux parois de la route. Merci à tous les bénévoles qui rendront le lieu à sa beauté naturelle après notre passage.
La descente vertigineuse vers le Col du Lautaret avec ses lacets serrés oblige à beaucoup de prudence sous peine de se retrouver comme ce coureur assis sur le bord de la route, prostré, en pleine léthargie. Il faut éviter aussi les pièges que recèle la route. Je règle mon allure sur celle d'un «cyclo» dont le gabarit offre une parfaite couverture au vent et je reste dans son sillage pour mieux profiter de l'aspiration. 30 kilomètres de descente à environ 60 kilomètres heures, c'est quelque peu grisant quand la circulation reste dense en cet après-midi de Juillet. Et comme le dit avec délicatesse Julos Beaucarne : «J'aime le vélo car j'aime embrasser l'air sur la bouche».
La longue ligne droite qui conduit jusqu'à Bourg d'Oisans n'offre que peu de répit avant de se lancer dans l'escalade des 21 lacets de l'Alpe d'Huez dont on distingue à peine le profil tourmenté. Un certain nombre de courageux du matin stoppent là leur effort, bien content de pouvoir brandir le Brevet du «Marmotton». Les autres, au bord de l'agonie, encouragés par une foule nombreuse, s'accrochent au bitume comme pour ne pas se laisser envahir par des images d'abandon. Les premiers kilomètres jusqu'au virage 17, sont les plus terribles. Passer du 50x18 au 30x27 en quelques dizaines de mètres refroidit les plus enthousiastes. Demandez à un certain Amstrong ce qu'il en pense, lui qui fut jeté dans la bagarre au pied de l'Alpe par son coéquipier Beltran qui avait osé forcer l'allure dès les premières pentes dans la 8è étape du Tour 2003. Au virage 15, le pourcentage de la pente diminue quelque peu mais après une journée passée en selle, les jambes ne font plus la différence. Au virage 7, un groupe de coureurs s'est arrêté pour reprendre son souffle. Belges, allemands, Suisses, Français, tous unis dans la même galère. Je ne sais plus sur quel pied danser lorsque je vois surgir une «féminine» qui semble encore capable de faire rendre l'âme à son vélo plutôt que de s'avouer vaincue. Je saute dans sa roue bien décidé à ne pas lui céder un mètre de terrain. Au prix d'un effort terrible, puisant dans mes dernières réserves, je parviens à la doubler au virage 3. Comme attisé par un désir de conquête et un taux d'adrénaline qui s'élève en même temps que la pente, je file vers le sommet avalant une dizaine de coureurs dans le dernier kilomètre avant de franchir la ligne sous le regard attendri de ma dulcinée, en 10h58'. La Marmotte, c'est promis, j'y reviens l'année prochaine.
Daniel helbert
Publié le 07 novembre 2010 à 12:01:50 dans Sortie Cyclo | Commentaires (0) | Permaliens
Le 60eme rallye Clairette a eu lieu comme tous les précedents le 2eme week-end d'octobre, c'est à dire pour cette année les 9 et 10 octobre.
Pour ce ce 60eme il fallait une édition marquante. Aussi c'est LE PAS ST MARTIN qui cette année a vu passer les vététistes ...
Le point de départ était VASSIEUX, l'herbergement étant assuré par le foyer de ski de fond " La Gelinotte".
Ce fût la découverte de merveilleuses petites routes forestières et sentiers. L'itinéraire passait par Les Gouleyous, le col de la Sarna, la Sambue, la source d'Herbouilly pour arriver aux Tenailles: lieu du pique-nique qui a rassemblé les marcheurs, les vélos routiers, les vététistes qui sont l'esprit même du rallye.
Outre le parcours superbe, le soleil éclatant a fait exploser les couleurs d'automne qui étaient à leurs maximum.
Le lendemain dimanche, après une balade entrainée par Jérome VINCENT, tout le monde a apprécié la clairette offerte par la mairie et les viticulteurs de BARSAC. Ce fût aussi la rencontre avec les cyclos du CTC.
A l'issu de la manifestation, une plaquette souvenir de 60 année a été remise à tous les présents.
Reste à savoir ce que seront les 60 prochaines années ! ......
Quelques photos souvenir à la suite





Publié le 22 octobre 2010 à 15:05:45 dans SORTIE CLAIRETTE | Commentaires (0) | Permaliens
9ème RANDONNEE PEDESTRE 2010
AUTOUR DE STE CATHERINE
« sur les sentiers de la SAINTE LYON »…..
Ø Quelques photos de ce week end avec une forte participation malgré un ciel couvert et un fort vent
Merci à tous les participants et à nos fidèles bénévoles
Publié le 14 octobre 2010 à 19:02:38 dans RANDONNEE ST CATHERINE | Commentaires (0) | Permaliens

Publié le 31 août 2010 à 13:54:27 dans SAINTE LYON | Commentaires (0) | Permaliens
Week End
8 H 00
Mercredi
8 H 00